Et oui, enfin la suite, bonne lecture ...
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Chapitre 2 : Des révélations, que des révélations ! Le lendemain, le 29 janvier, sur la place du marché,Molly Weasley était en train de choisir de bons légumes et de bons fruits pour ses futurs repas, mais son esprit n’était pas dans le choix de ces aliments, elle pensait à Ginny, son bébé.
Molly se posait une multitude de questions sur la réponse de Ginny à ce mariage, elle savait que sa petite fille ne faisait pas ça pour l’argent, la jeune rousse avait appris que l’argent ne faisait pas le bonheur, enfin que ce n’était pas le plus important dans la vie. Molly savait aussi que Ginny ne le faisait pas par amour, elle lui en aurait parlé ou en aurait parlé à ses deux amies mais aucune des deux brunes n’étaient au courant, elle en était sûre ! Et cela ne pouvait pas être un mariage de raison, elle savait que sa princesse était contre ça ! Pourquoi sa petite fille allait épouser un homme qu’elle n’aimait pas et dont elle ne connaissait même pas les moindres envies ni la moindre chose sur ce jeune homme ?
Ces pensées furent interrompues par une jeune rousse nommée Ginny, sa propre fille semblait lui parler depuis un moment.
Gi : T’es enfin avec moi ou tu es encore dans tes rêves ? demanda la jeune femme avec un sourire.
Mo : Oui ma chérie, je suis avec toi, que veux-tu ?
Ginny regarda sa mère qui avait de l’inquiétude, la jeune rousse aurait pu parier que sa mère pensait à son futur mari et à elle.
Gi : Papa te cherche, il a quelque chose à te dire dit-elle en lui prenant son panier de légumes et de fruits. Je finis et j’arrive souria t-elle et en embrassant sa mère.
Molly regarda sa fille qui choisissait les fruits pour le dessert de ce soir, Molly sourit. Sa fille savait ce qu’elle faisait, elle avait confiance en elle, elle était sûre de son choix, de ce qu’elle devait faire. Molly aiderait sa fille quoiqu’il arrive jusqu’à sa mort ! Sa fille savait ...
*
Chez les Weasley, dix minutes plus tard, Ar : Monsieur Malefoy nous invite chez lui pour que tout le monde sache les dispositions pour le mariage de son fils et de Ginny avoua Arthur à Molly qui venait de s’installer aux fourneaux.
Mo : Et quel est le problème ? demanda Molly.
Ar : Nous ne pouvons pas laisser Ginny épouser cet enfant, ils sont trop jeunes, trop différents, trop ...
Mo : Quand nous, nous sommes mariés, nous avons eu le même problème Arthur et qu’est-ce qu’on est devenu ? Regarde autour de toi Arthur, nous avons six beaux enfants, quatre belles filles bientôt cinq, et un gendre aussi. Nous sommes grands parents de deux petites filles resplendissantes et d’un futur garçon, nous avons une belle maison, assez d’argent pour aider nos enfants si le besoin s’en ressent ! Que demandait de plus ?
Ar : Que notre fille épouse un homme qu’elle aime ? Supplia t-il.
Mo : Je ne t’aimais pas quand nous, nous sommes mariés Arthur mais pour rien au monde, je ne changerais ce mariage, je t’aime plus que ma vie ! Laissons Ginny agir, notre princesse sait bien que nous serons là quoiqu’il arrive, elle sait ce qu’elle fait ! Elle le sait, j’en suis sûre ! Je sais que ce mariage te déroute autant que moi mais notre fille a grandi et sait ce qu’elle fait, elle n’a pas forcément le choix, je ne sais pas autant que toi pourquoi elle a accepté mais elle l’a fait alors elle sait ce qui en devient.
Arthur regarda sa femme, comment faisait-elle pour accepter ce mariage qui mènerait sa fille dans une situation inextricable ?
Mo : Arthur dit Molly en caressant le visage de son mari. Je n’accepte pas que Ginny se marie avec Draco Malefoy mais si c’est le souhait de notre fille, je dois l’accepter, elle a choisi avec son cœur et sa raison ... Puis même si tu voulais changer quoique ce soit dans la décision de Ginny, tu n’y arriveras pas, les Weasley sont réputés très têtus !
Elle posa ses lèvres sur celles de son mari.
Ar : Tu as peut-être raison ! Mais quelque chose n’est pas bien dans son mariage, j’en ai l’intime conviction ! Je ne ferais rien pour changer l’avis de Ginny mais je ne le sens pas et j’ai toujours fait confiance en mon instinct et il me dit de ne pas faire confiance en ce mariage, en tout cas pas à Malefoy senior !
Mo : Nous irons à ce dîner, nous les inviterons en retour, promets moi de rien faire Arthur, promets-moi !
Ar : Je te le promets, je vais dire que nous acceptons l’invitation.
Arthur sortit de la cuisine avec un soupir, quelque chose n’allait pas dans ce mariage, il ne ferait rien contre mais il mènerait sa petite enquête, il ne voulait pas perdre Ginny.
Quand Arthur sortit de la maison, il ne vit pas la jeune rousse sortir de derrière la porte de la cuisine, elle poussa un soupir ... Non, elle n’était pas sûre de ce qu’elle faisait mais elle devait le faire ! Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Comment ? Encore moins. Mais elle devait le faire et elle le ferait quoique ça en coûte !
Puis elle monta dans sa chambre réfléchir, en laissant le panier sur la table du salon.
*
Au manoir Malefoy, Va : Oui monsieur, ils ont accepté, monsieur Weasley vient tout juste de partir dit le serviteur en regardant son maître tourné vers la cheminée.
Lu : Merci Crabbe, vous pouvez disposer lâcha t-il après un moment de silence.
Lucius se retourna avec un sourire mauvais, tout marchait pour le moment, il devait joindre le pharmacien maintenant, il était le seul à pouvoir l’aider.
Lu : Goyle ! Aboya t-il en voyant le serviteur de l’âge de son fils, gras comme un porc arrivait en traînant le pas, un homme sans avenir.
Go : Oui monsieur.
Lu : Appelez moi le pharmacien ! Ordonna t-il.
Go : Monsieur Rogue, l’ami de monsieur ou celui du village ? demanda le jeune homme apeuré.
Lu : Monsieur Rogue, mon ami, Goyle. Monsieur Rogue, il me doit encore des petits services murmura t-il en voyant sortir son serviteur.
Ca allait à la perfection, tout commençait bien !
*
Ginny était dans sa chambre en train de réfléchir quand on cogna à sa porte.
Gi : Oui, entrez lâcha t-elle après quelques secondes.
Mo : Que fais-tu seule dans ta chambre ma chérie ? demanda la maman au grand cœur.
Gi : Tu crois que j’ai fait le bon choix ? demanda la jeune rousse en ne sentant pas l’unique larme tombait.
Mo : Pourquoi tu penses ça ? Questionna t-elle en essuyant cette larme.
Gi : Je n’aime pas Draco Malefoy, je suis contre les mariages de raison, je pense ne pas être prête pour être une épouse, je n’ai rien vécu, je ne réaliserai aucun de mes rêves si je me marie avec lui ...
La jeune fille s’était réfugiée dans les bras de sa mère assise sur le lit de la chambre.
Mo : Je vais te conter une histoire, ma chérie. Avec ton père, on vous a toujours fait croire que notre mariage était un mariage d’amour ...
Gi : Tu ne l’aimais pas soupira t-elle. Je vous ai entendu en rentrant, je ne l’ai pas fait exprès !
Mo : Je t’en veux pas ! Je vais te conter notre mariage ... La vraie version.
Elle souffla.
Mo : Comme tu le sais, avant de connaître ton père, j’étais servante dans une maison d’un vieil homme pour aider mes parents à nourrir ma famille puis un jour, je suis rentrée à la maison, j’ai vu mes parents parlaient avec un grand homme qui portait un chapeau que je ne connaissais pas, que je n’avais jamais vu dans le village mais dont j’avais entendu parler dans le village ...
Gi : Dumbledore ? demanda Ginny en reniflant.
Mo : Oui ! Il m’a appris que je devais épouser le garçon d’une riche famille pour lui montrer que l’amour existait encore ... Tout d’abord, je n’ai pas compris ce qu’il voulait dire, moi apprendre à quelqu’un ce qu’était l’amour alors que moi-même je ne le savais même pas ... J’ai tout bonnement refusé pour plusieurs raisons : j’avais encore mes rêves de toute petite fille à réaliser avant de marier puis le mariage de raison, j’étais contre ça mais j’avais pas le choix ! Alors j’ai accepté, pas pour moi, pas pour aider ton père mais pour mes parents, ils avaient besoin d’argent ... Deux semaines plus tard, j’étais mariée à un homme roux, mince, pas si beau que ça mais surtout égoïste comme pas deux !
Gi : Qu’as-tu fait pour l’aimer ?
Mo : Rien, je suis simplement restée moi, je ne pouvais pas aider dans la maison, elle était remplie de servants puis je ne savais pas comment l’aider, comment apprendre à quelqu’un à aimer quand on en sait pas ce que veut dire ce mot et quand on ne savait pas ce que c’était ? ... Je ne savais rien puis j’ai pris mon mal avec patience, j’ai appris à connaître ton père, un homme tendre, rêveur, prêt à aider et très timide aussi ... Je lui ai proposé de multitudes activités que l’on pouvait faire à deux ... Puis il m’a appris de multitudes choses sur lui, sur moi, il m’a appris à l’aimer ... Nous avons eu Bill et notre amour n’a fait que croître ... Puis Charlie, Fred et George puis Ron et enfin notre petite princesse, toi souria t-elle.
Gi : T’as appris à l’aimer tout simplement alors ?
Mo : Oui et comme je l’ai rappelé à ton père, je ne changerais rien à ma décision si tout devait recommencer ...
Molly prit le joli visage de sa fille baigné de larmes dans ses mains.
Mo : Ma chérie, toi seule sait ce que tu dois faire, fais-toi confiance !
Gi : Dumbledore m’a dit que je devais oublier tout ce que les autres savaient de Draco ...
Mo : C’est l’homme Draco que tu vas épouser pas Malefoy, sa famille n’est qu’accessoire dans un mariage, votre futur c’est lui, toi et vos enfants pas lui, toi, ses parents, ton père et moi, ma chérie ...
Gi : Je ne connais rien de lui, je ne sais pas si il aime le chocolat chaud, si la lecture lui est agréable, si il a déjà couru dans les champs de blé en été ? Je ne sais rien de lui soupira t-elle.
Mo : Même si c’était un mariage d’amour comme celui de Ron et d’Hermione, ils ne feront qu’apprendre des choses l’un sur l’autre et vice versa ... Le mariage n’est que le début de la connaissance de l’autre ...
Ginny se redressa, sa mère avait raison, elle avait dit qu’elle allait épouser, elle avait deux semaines pour connaître son futur mari.
Gi : Merci maman s’exclama t-elle en serrant sa mère le plus près d’elle comme si c’était la dernière fois.
Mo : Mais c’est un plaisir ma chérie, maintenant nous devons nous préparer pour aller dîner chez la famille de ton futur mari dit-elle en posant ses lèvres sur le front de la jeune rousse.
*
Au manoir Malefoy, à l’heure du dîner, en cuisine, Lucius était en train de goûter un repas quand un homme avec des cheveux gras et habillé tout en noir s’approcha de lui avec une assiette pleine.
Ro : Je crois que c’est suffisant. Mais faites bien ce que je vous dis ! Prévint-il une fois de plus.
Lu : J’ai compris dit-il. Vous avez fait ce que je voulais ? demanda t-il en regardant l’assiette et l’homme en partance.
Ro : Je sais que c’est trop tard mais êtes vous sûr ?
Lu : Severus, j’empêcherai mon fils de se marier avec cette rouquine ! Agressa Lucius.
Ro : Simple question dit-il en levant les deux mains en signe d’apaisement.
Cr : Monsieur, vos invités sont arrivés.
Lu : Rogue, je vous laisse en espérant que ce que vous avez fait sera bon ! J’ai confiance en vous ! Répliqua t-il en sortant de la cuisine.
Rogue regarda l’homme blond sortir puis murmura :
Ro : Savez-vous vraiment ce que vous faîtes mon cher Lucius ? Se demanda t-il à lui-même plus qu’à Lucius.
*
Quand Lucius arriva dans le petit salon, tout le monde était assis et discutait entre eux, il eut un sourire narquois en pensant à ce qui allait se passer. Puis son regard se posa sur la jeune rousse qui portait une robe noire cintrée sur sa poitrine qui s’évasait à partir du même endroit, elle était assise dans un des fauteuils près du fauteuil, elle semblait dans ses pensées, peut-être qu’elle réfléchissait à un plan pour avoir toute leur fortune pensa le père de son futur mari. Et enfin, il posa ses yeux sur son fils habillé dans un costume sobrement simple qui posait machinalement les yeux sur chaque personne présente dans la salle.
Lu : Veuillez m’excuser, il y a eu un problème en cuisine dit-il en se montrant enfin alors que la famille Weasley, Narcissa et Draco se levaient pour accueillir le maître de maison dans la pièce.
Ar : Nous comprenons parfaitement répliqua Arthur avec un sourire crispé.
Lu : Je vois qu’il manque vos deux derniers garçons et leurs futures femmes !
Mo : Ils sont invités chez leur belle famille respective répondit Molly en se tenant près de son mari comme si elle voulait se protéger du mal qui émanait de cet homme.
Na : Nous espérons de tout cœur les rencontrer bien avant le mariage de nos enfants parla la femme blonde qui s’était tue depuis l’arrivée de la famille nombreuse.
Ar : Nous vous invitons pour un dîner dans une semaine, n’est-ce pas Molly ? demanda Arthur en tournant les yeux de sa femme au couple.
Na : Nous serons heureux et nous acceptons avec joie.
Do : Mademoiselle, Mesdames, Messieurs, le dîner est servi s’excusa un domestique qui ouvrit deux portes qu’aucun membre de la famille rousse n’avait vu et qui ouvrait sur une table qui accueillait facilement 30 personnes.
Lu : Je vous prie de rejoindre la salle à manger, merci Crabbe ! s’exclama le propriétaire du domaine.
*
Le début du repas se passa dans un calme assez nerveux, il n’y avait aucune discussion, aucun bruit, c’était pesant.
Gi : Si personne ne parle, ce dîner ne sert à rien ! S’exclama la jeune rousse en se levant.
Ar : Ginny !
Gi : Quoi ? Je suis désolée madame, Draco et monsieur, mais je pourrais manger avec ma famille sans ce calme pesant.
Elle posa ses yeux sur le jeune homme blond assis en face d’elle. Il avait ce regard vide depuis le début du repas. A leur arrivée, il n’avait serré les mains des hommes machinalement, puis un baisemain avec les femmes genre, il avait été programmé pour cela.
Puis maintenant, il leva les yeux vers la jeune fille et elle vit enfin quelque chose, ce ne pouvait pas être ça ! Il était en … Colère.
Dr : Comment osez-vous parler à ma famille ainsi ? Cria t-il en se levant.
Gi : Comment j’ose ? Mais j’ose moi ! Je n’obéis pas au doigt et à l’œil à mes parents moi, je peux faire des bêtises !
Ar : Ginny ça suffit dit-il en mettant une main apaisante sur le bras de la jeune femme debout face à son fiancé. Je vous prie de l’excuser.
Gi : Non, je ne m’excuse pas, je m’en vais, je pensais que ce serait un dîner … Je suis trop naïve ! Parla t-elle en quittant la table.
Fl : Excusez-moi, je vais la voir pour la calmer, est-ce que nous pouvons …
Lucius se leva avec grandeur et acquiesça, son plan se déroulait parfaitement. Quand Fleur quitta le dîner avec un baiser sur les lèvres de Bill, le repas reprit avec une remarque sarcastique des jumeaux et l’ambiance s’allégea puis la discussion commença avec toute une politesse courtoise.